vidéos-danse

oran''j

grey man

Les musiques de Grey Man inspirent à Oran''J des couleurs, des images, des personnages, des lieux... La nuit, Oran''J se rend en ville, le jour, à l'orée du bois. Entre-temps elle arpente la piste de danse. Arborant des costumes de papier ou de plumes, elle couvre les murs de journaux et regarde ceux de la cité avec inspiration. Une fois les images en boîte, elle déroule la bobine et la découpe avec attention. 

Débutée en 2014, la collection des vidéos-danse d’Oran’’J compte à ce jour 15 œuvres.

Oran’’J créé des œuvres originales et brutes. Sa singularité et son originalité reposent dans les multiples pratiques qu’elle met en œuvre. Elle se fait sculptrice et ses matériaux sont divers : corps, textile, images. Chorégraphe, elle développe un langage corporel propre, un vocabulaire physique intense et libre. Sur la table de coupe, elle débite les formes de ses costumes intrinsèquement lié aux mouvements. Sur le banc de montage, elle découpe, transforme, adoucit ou salit l’image pour servir le scénario. Elle façonne même les sonorités électroniques de Grey Man lorsqu’elle les habille d’un texte et les couvre de sa voix.

Dans ses propositions artistiques, elle expose un imaginaire intime qui pourtant se révèle universel, chaque spectateur ayant la possibilité d’y projeter sa subjectivité. Si Oran’’J attache bien un concept à chaque œuvre, dans l’exposition l’idée saisie, l’image mentale, est aux mains du spectateur. Les interprétations possibles, par les nombreux composites d’une œuvre vidéo d’Oran’’J, sont riches. En premier lieu c’est la musique qui parle au spectateur. Le titre attaché à l’œuvre pique son esprit critique. L’image ensuite, ses couleurs, ses rythmes, ses couches en filigrane le plongent dans des dimensions largement ouvertes. Les personnages enfin, leurs corps et leurs (dé)placements dans l’espace, lui content une humanité fragile et féroce.

De 2008 à 2012, Grey Man & Oran’’J se produisent ensemble lors de performances vocales et chorégraphiques sur les scènes parisiennes et montréalaises au sein de collectifs d’arts 8bits. De la chiptune au hardcore, les sonorités de Grey Man sont marquées par une bipolarité. La musique oscille brutalement entre des passages planants et des passages accidentés, elle abonde de rythmes binaires propices à la danse. Depuis 2014, Grey Man compose dans l’ombre et Oran’’J créé performances et vidéos-danses.

De janvier à avril 2019, Oran’’J était en résidence de création vidéos-danse avec Mona Rathsman après avoir été sélectionnées dans le cadre de l’appel à projet de la Communauté de Communes de Cazals-Salviac en partenariat avec la DRAC Occitanie. Durant trois mois, Oran’’J a animé des ateliers de création chorégraphiques et plastiques afin de réaliser quatre œuvres vidéos valorisant les paysages lotois avec la participation de publics variés. Les vidéos-danse réalisées ont été projetées lors d’une présentation publique au Foyer à Marminiac.